«On n'a pas d'emprise sur la direction du vent, mais on peut choisir la position des voiles»

Lorsque la présentatrice météo Sabine Hagedoren s’est livrée sur la perte de son mari après une longue année de maladie dans l’émission télévisée Die Huis, elle a provoqué un déferlement de réactions. Son attitude positive a inspiré des personnes dans la même situation et donné du courage à de très nombreux téléspectateurs. « C’est aussi pour cela que j’ai voulu participer à l’émission », explique-t-elle aujourd’hui. Xandres a interrogé cette femme inspirante sur sa vie et son travail, entre deux bulletins météo.

 

Voilà 24 ans que vous présentez la météo sur la VRT. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

« J’aime son aspect scientifique. J’ai étudié la chimie et je suis heureuse de pouvoir faire chaque jour un travail qui me passionne — même après toutes ces années. J’adore également la variété de mon métier. Deux fois par jour, je reçois un briefing de l’IRM sur la base duquel je prépare un bulletin météo pour les différentes stations de radio, ainsi que pour Eén et Canvas. En tant que météorologue, je suis responsable de tout le processus : réaliser les cartes météo, décider de ce que je vais raconter précisément, déterminer ce qui est important ce jour-là. Il faut également adapter le bulletin au style de la chaîne, pour que l’auditeur se sente interpellé. C’est un travail à multiples facettes. »

 

Vous portez du Xandres à l’écran. Le style vestimentaire est-il important pour vous ?

« Avant de travailler à la télévision, les vêtements ne m’intéressaient pas du tout. J’avais tout du cliché de la scientifique sur ce plan : ma garde-robe était purement fonctionnelle. Mais quand vous travaillez pour la télévision, cette dimension prend une tout autre importance. J’en ai pris conscience au fil des années. La tenue contribue fortement à la présence d’une personne. J’attends toujours de mes vêtements qu’ils soient faciles à porter, mais cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas être élégants pour autant. »

« J’ai beaucoup appris en faisant les boutiques avec un styliste, j’ai désormais une meilleure idée des couleurs et des coupes me vont. Je pense que chacun devrait bénéficier d’une après-midi avec un styliste ! Cela éviterait bien des déceptions en cabine d’essayage et de mauvais achats. Nous achèterions de manière nettement plus efficace. J’adore Xandres parce que la marque propose également des pièces sur mesure avec sa ligne Costumelle. Je suis élancée, avec des épaules étroites, une poitrine généreuse et de longs bras : pas facile… mais chez Xandres, je peux trouver un blazer à ma taille. »

 

Ressentez-vous encore du stress pendant une journée de travail ?

« Surtout quand la météo fait la une de l’actualité. Une journée de travail classique est déjà bien remplie : bulletins de l’après-midi, présentation sur les chaînes de radio, bulletins du soir… Mais lorsque la météo fait l’actualité, des bulletins supplémentaires viennent s’ajouter à la radio, à la télévision, mais aussi sur Facebook Live, etc. Après une journée pareille, je suis exténuée. »


«J’adore Xandres parce que la marque propose également des pièces sur mesure avec sa ligne Costumelle. Je suis élancée, avec des épaules étroites, une poitrine généreuse et de longs bras : pas facile… mais chez Xandres, je peux trouver un blazer à ma taille. » 


 

Comment rechargez-vous vos batteries ? Avez-vous le temps pour des hobbys ?

« J’aime jouer au tennis et faire du vélo. Et puis j’ai deux enfants qui ont eux aussi des loisirs, donc je suis régulièrement leur taxi ! (rires) Mais je m’efforce de garder du temps pour moi. Je joue au tennis avec des amies, au moins une fois par semaine en hiver, et deux fois par semaine en été. Après le sport, nous restons ensemble pour bavarder un peu. Cela me revitalise, tout comme le fait de travailler dans le jardin : ce sont des instants de pure détente. J’aime passer du temps à l’extérieur, je me sens bien à l’air libre. »

 

Même en vivant sous le feu des projecteurs, vous avez toujours été très discrète sur votre vie privée, jusqu’à votre participation à Die Huis. Pensiez-vous que cette émission aurait un tel impact ?

« Après l’émission, le producteur Eric Goens m’a dit : Ton témoignage va déclencher de nombreuses réactions. Je lui ai alors répondu : Je l’espère, c’était mon intention. J’espère que mon récit aura apporté quelque chose aux gens. J’espère que les personnes qui traversent la même épreuve dans leur entourage proche y auront puisé un certain réconfort, qu’elles y auront trouvé de quoi surmonter cette situation compliquée ou leur chagrin. Après l’émission, j’ai moi-même reçu de très nombreuses réactions qui m’ont touchée : e-mails, lettres, CD, témoignages... Je suis heureuse de l’avoir fait. »

 

Quelles leçons de vie voulez-vous transmettre à vos enfants ?

« Avant tout, l’importance d’être bienveillants entre eux et envers les autres. L’écoute et le respect mutuels sont des valeurs essentielles à mes yeux. Et je suis convaincue que si l’on agit avec amour, dans le privé comme dans la vie professionnelle, tout ira bien. C’est le message que je veux leur transmettre. »

 

Xandres vous a choisie comme femme inspirante. Quelles sont les femmes qui à leur tour vous inspirent ?

« Oh la la, je n’ai aucun exemple précis en tête ! Je puise de l’inspiration partout, tant chez les hommes que chez les femmes. Dresser une liste de noms me semble donc difficile. Je me sens inspirée chaque jour, via toutes sortes de canaux, par les personnes que je rencontre par hasard ou même les discussions entre amis. Mais s’il fallait choisir une femme dans mon domaine, la science, je dirais Marie Curie évidemment. Elle a joué un rôle décisif pour la science. Et l’univers scientifique reste un milieu assez masculin à ce jour, ce qui rend Marie Curie encore plus exceptionnelle. »

 

Avez-vous une devise dans la vie ?

« Oui : on n’a pas d’emprise sur la direction du vent, mais on peut choisir la position des voiles. Pour moi, cela signifie que l’on peut toujours aller de l’avant, même en cas de vent contraire puissant. Il suffit parfois de virer de bord. J’ai suivi un jour un cours de voile et je me retrouve totalement dans cette citation. Aucune destination n’est inaccessible, il faut parfois simplement faire quelques détours. »