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Melani De Biasio

Melanie de Biasio

Révélation jazz belge

« Vivre le moment présent », tel est le mantra de Mélanie De Biasio, la révélation jazz belge (d'origine italienne). Et c'est aussi exactement ce qu'elle attend de son public : profiter maintenant, participer dans l’instant. C’est peut-être la raison pour laquelle il peut être difficile pour elle d’être interviewée : regarder vers le passé ou vers l'avenir semble inutile pour quelqu'un qui souhaite avant tout être « ici ». Mais comme il n’arrive pas souvent qu’une artiste de notre pays soit comparée aux plus grandes, comme Billie Holiday, Xandres Magazine a néanmoins estimé qu'il était nécessaire de s’entretenir avec elle, ne serait-ce que pour la féliciter de son passage réussi et quelque peu turbulent à Rock Werchter .

Etait-il évident de se produire à un festival de rock ?

Tous les festivals où mon groupe et moi-même nous sommes produits au cours de l’été dernier étaient différents. À Rock Werchter, il y a eu le facteur supplémentaire que nous allions jouer juste avant le quart de finale Argentine-Belgique, et lorsque nous sommes arrivés sur place, il était déjà clair que la journée allait être intense. J’avais déjà décidé à l’avance de monter sur scène sans set list. Nous voulions simplement surfer sur l’énergie du public. Jouer pour des fans de foot débridés est une expérience exceptionnelle. Nous étions aussi programmés au prestigieux Montreux Jazz en Suisse, l’autre extrême. Mais c’est vraiment cool de se lancer la tête la première dans ces différents défis.

Vous devez tout de même avoir une confiance incroyable en vous et votre groupe pour dire : « laissons cette set list de côté, on verra bien où ça nous mènera. »

Cela fait dix ans déjà que nous nous connaissons, et on se parle peu. Nous ne répétons presque jamais. Je les connais si bien ! C’est vrai que nous partons des titres de mes albums « A Stomach Is Burning » et « No Deal », mais cela sert surtout de base pour les improvisations. Ce qui signifie qu’il n’y a pas deux concerts semblables. Chaque personne qui vient me voir a droit à une expérience unique et éphémère, et je fais aussi participer le public à cette prestation. C’est pourquoi mes concerts sont souvent intenses et magiques.

« laissons cette set list de côté, on verra bien où ça nous mènera. »

Avez-vous toujours été capable de vous laisser aller facilement ?

(rires) Oh non, pas du tout ! Je dois y travailler tous les jours, et m’en occuper très consciemment. Par exemple, pour Rock Werchter, je m’étais dit: « Mélanie, tu as le choix. Ou bien tu essaies d’avoir le contrôle de la situation - jouer juste avant la plus grande compétition sportive de l’année, ou bien tu lâches prise et tu essaies de surfer sur l’énergie du moment. » J’ai fait le deuxième choix, car le premier n’était pas une option, en fait.

Vous avez grandi à Charleroi, une ville qui a aussi un côté un peu morose et sombre. Votre musique est souvent décrite comme étant « moody ». Pensez-vous que votre ville natale a quelque chose à voir là-dedans ?

Pour beaucoup de gens, Charleroi n’est pas d’emblée la plus belle des villes, mais pour moi c'est une pépite d’or cachée dans un morceau de charbon. Nous avons tous un caractère fort et assez direct, et ce sont des qualités que j'essaie de préserver. Charleroi est pleine de contrastes, avec beaucoup de lumière mais aussi une certaine obscurité, et peut-être que l’ensemble constitue la base de ma musique.

Pendant un certain temps, vous tourniez en avant-programme avec Eels. Ça se passait comment ?

On entend souvent dire que les support acts des groupes plus important sont mal traités, mais nous nous sommes fait des amis pour la vie. Ils partageaient absolument tout avec nous : équipe technique, matériel. À un moment, ils vendaient même nos produits sur leur stand. Ça a été une expérience incroyable.

Un groupe qui tourne depuis si longtemps au niveau mondial vous a-t-il appris quelque chose ?

Oui, que je dois surtout persévérer. J’aime la vie de musicien. Et que je dois continuer à suivre mon instinct.

Vous passez bientôt au Cirque Royal à Bruxelles...

C’est un rêve qui se réalise ! Nous y jouerons bien sûr des titres de mes deux albums, et j’y ajouterai probablement un nouveau morceau, mais cette salle est tellement belle que nous nous laisserons surtout inspirer par l’environnement. Je suis sûre que ce sera une soirée exceptionnelle.

Vous consacrez beaucoup de temps et d’attention à vos textes, à la musique et à la performance. Mais vous préoccupez-vous aussi de vos tenues de scène ?

Absolument pas. Off-stage, j’adore porter de la soie et du cachemire, et j’aime les habits simples et bien faits. Sur scène, par contre, je porte toujours la même chose. J’ai perfectionné ma « tenue de travail », et maintenant que je m’y sens bien, je ne veux plus porter quoi que ce soit d’autre.

Une dernière question : qui est pour vous la femme la plus inspirante de tous les temps ?

Nina Simone, dans les années 60 et 70. Tout était bien en elle.

Mélanie De Biasio se produit le 12 novembre au Cirque Royal à Bruxelles.

www.melaniedebiasio.com